Le
premier album a suscité beaucoup d’intérêt
et a permis au groupe d’effectuer des concerts intéressants
(Blaze Bayley, Vanden Plas, Royal Hunt…), quel bilan tires-tu
de cette expérience ?
Je crois que depuis 2002 nous avons eu la chance de réaliser
plusieurs concerts de qualité, et il est certain que
pour un musicien c’est vraiment une sorte de consécration
que de pouvoir partager une affiche avec des groupes aussi prestigieux.
Notre premier show en première partie de Blaze Bayley
nous a mis le pied à l’étrier, et depuis,
l’évolution musicale et surtout scénique
de Seyminhol a été fulgurante. C’est vraiment
un grand plaisir de pouvoir promouvoir son album dans de telles
conditions. Vivement d’autres opportunités !
Doit-on
considérer le nouvel opus "Septentrional’s
Walk" comme étant la suite historique de "Northern
Recital" ?
Tout
à fait, "Septentrion’s Walk" reprend
l’histoire traitée sur "Northern Recital"
et la développe sous un angle un peu différend
malgré tout.
Après les escarmouches du jeune Viking Thorgis en Irlande
et en Ecosse, celui-ci regagne le Jutland (région qui
correspond à peu de choses près au Danemark actuel),
où il est accueilli par Godfred, le nouveau roi qui a
succédé à Sigfred. Tous deux échangent
des paroles amicales, et après avoir entendu Thorgis
lui conter ses aventures et lui expliquer pourquoi il serait
judicieux d’envahir l’Europe catholique, Godfred
réfléchit et décide de constituer une grande
armée prête à s’abattre sur l’empire
Carolingien dirigé par Charlemagne. Le nouvel album se
focalise davantage sur l’aspect conquérant et militaire
des Vikings, puisque le Danemark à cette époque
est le seul pays scandinave susceptible d’opposer une
résistance efficace face à l’expansion des
Francs. La lutte entre Godfred et Charlemagne est donc au centre
de cet opus, avec en toile de fond des considérations
sur la mythologie, la religion, et la philosophie du nord. C’est
un projet beaucoup plus ambitieux à mon sens.
De source sûre, vous avez eu l’opportunité
de signer sur un gros label allemand, peux-tu nous éclairer
à ce sujet ?
C’est LMP qui semblait intéressé par notre
album. Nous devions réenregistrer les parties en Allemagne,
et à l’époque ou nous avions eu cette opportunité,
l’enregistrement de "Septentrion’s Walk"
en France était déjà bien trop avancé.
Nous ne pouvions plus perdre de temps, il s’était
déjà écoulé presque deux ans depuis
la sortie de "Northern Recital" et nous ne voulions
pas repartir en studio et retravailler des titres qui étaient
déjà mis en boîte. Andy Kuntz du groupe
Vanden Plas souhaitait produire le disque, mais pour les mêmes
raisons nous avons préféré attendre et
lui proposer de travailler sur le troisième disque.
En tant que principal parolier, d’où provient
ta passion pour la mythologie scandinave ?
J’ai découvert la mythologie scandinave et cette
grande civilisation en 1997, par le biais de la musique. Certaines
pochettes d’albums m’ont particulièrement
frappé, et des groupes comme Enslaved période
"Frost" et "Eld", Falkenbach ou Mythotin
m’ont beaucoup influencé musicalement. Progressivement,
je me suis constitué une bibliothèque "Viking"
avec des ouvrages de références de spécialistes
comme Boyer, Renaud, Harrisson… J’ai été
confronté à un univers riche, une civilisation
très éloignée des clichés aberrants
divulgués par certains manuels. Puis, j’ai commencé
à rédiger des textes autour de cette culture.
Notre premier morceau sur les hommes du nord "Fury of the
North" date de 1998. En 2000, lors de la restructuration
de Seyminhol, j’avais déjà à l’esprit
de développer un concept fort, basé sur la Scandinavie
médiévale.
Peux-tu nous présenter la thématique principale
de cette seconde œuvre ?
Comme je te le disais l’aspect conquête et guerre
a été privilégié. Il fallait présenter
les Vikings sous un jour un peu différent. Souvent, ces
hommes sont décrits comme des Forbans, des aventuriers,
des pillards désireux de s’enrichir. Certains historiens
insistent sur les attaques éclairs de ces combattants,
d’autres préfèrent mettre en exergue leur
côté marchand et négociant. J’ai donc
voulu montrer qu’il existait aussi des royaumes puissants
capables d’ériger une armée d’envahisseurs,
avec des techniques défensives originales (le Danevirke,
un grand rempart), des possibilités militaires révolutionnaires
(le bateau injustement appelé "drakkar")…
Mais cet aspect belliqueux est aussi abordé d’une
manière plus philosophique devrais-je dire puisque tout
au long du disque, il y a ce rapport à la mort qui est
récurrent. Ces questionnements sur le bien fondé
d’une telle entreprise (in The Winding of Thought), cette
notion de gaefa scandinave, de destin.
N’était-il pas question d’effectuer
le mastering au Finnvox Studios en Finande auparavant ?
Nous avions en tête en effet de réaliser le mastering
en Finlande, mais financièrement nous nous sommes aperçus
qu’il était impossible de débloquer les
fonds nécessaires. La création de "Septentrion’s
Walk" a coûté beaucoup d’argent, et
malgré l’aide de nos amis qui ont travaillé
souvent pour rien, nous n’avons pas pu réaliser
ce projet. Peut-être pour le prochain album ?
De votre Lorraine natale, quelles relations entretenez-vous
avec la scène Heavy Metal locale ?
Je connais énormément de groupes metal ici. La
plupart de ces groupes sont constitués d’amis ou
de personnes que j’apprécie. Je dirais que de mon
côté, il n’y a aucun problème, je
m’arrange pour discuter musique avec tous ces acteurs
lorrains dès que je le peux. Généralement
les choses se passent très bien et malgré des
approches souvent différentes de la musique il y a je
crois un respect mutuel. Même si des gars comme Dvorhead,
Insane ou Organ Harvest jouent du Metal extrême, j’aime
beaucoup les embêter avec mon Heavy Metaaal épic
!!! Sinon, nous avons de bons rapports avec Diamond Dust, Deafening
Silence, Chrysalis, Last Prophecy, Edenia, Eternight, etc…
J’ai récemment eu l’occasion de jouer avec
des musiciens nancéens du MAI et le courant est très
bien passé. Donc, oui je crois que les relations sont
bonnes…Il faudrait demander à Elvaron ce qu’ils
en pensent ?
Tu es en contact assez régulier avec Andy Kuntz
de VANDEN PLAS, une coopération future peut-elle aboutir
prochainement ?
Il y a de grandes chances pour que nous travaillons ensemble
sur le prochain disque. Je lui ai fait parvenir le dernier album
qu’il connaissait déjà sous forme de démo,
et il m’a apporté son soutien en félicitant
Seyminhol. Il m’a dit que nous avions bien bossé
et qu’il était prêt à contribuer en
tant que producteur au prochain cd. Donc, j’espère
que cela pourra aboutir, si il trouve le temps de s’investir
car actuellement entre Vanden Plas, Abydos et sa comédie
musicale, je crois qu’il ne dort pas beaucoup !!!
Depuis votre dernier concert en première partie
de Paul Di’Anno en avril au Moulin de Brainans, quels
sont les projets à venir en matière de prestation
Live ?
Nous allons commencer à tourner dès septembre
en lorraine tout d’abord, puis dans d’autres régions.
Nous allons mettre en place plusieurs dates pour promouvoir
de la meilleure façon notre nouvel album. Pour le moment,
un festival est prévu dans les Vosges à la rentrée,
puis deux concerts suivront : près de Metz et dans notre
ville d’origine où nous n’avons plus joué
depuis 2001 !!!. Nous attendons des confirmations pour d’autres
projets plus importants et sommes bien sûr ouverts à
toutes propositions…Merci pour cette interview, à
bientôt… STAY EPIC ! |