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Après
un premier méfait peu remarqué, sorti il y
a de ça un an, les norvégiens de Pantheon
I nous reviennent avec ce nouvel effort, "The Wanderer
And His Shadow" qui, tout comme son prédécesseur,
va apporter un bon bol d'air frais aux amateurs de black
lassés des interminables enfantillages "trve
ivol de la mort". En effet, même si cette formation
nous vient de ces froides contrées nordiques, reconnues
comme étant l'épicentre du mouvement, elle
sait prendre les risques nécessaires afin de se démarquer
du reste de ses confrères en y incorporant quelques
touches d'originalité.
Après une première écoute, on découvre
alors que ce qui fait le charme du groupe a précieusement été conservé.
C'est donc sans surprise mais avec joie que l'on se retrouve
face à un black metal parfumé d'éléments
mélodiques voire carrément progressifs.
Les changements de rythmes sont nombreux et si l'on frôle
souvent la limite de vitesse, de nombreux mid-tempos viennent
faire contrebalance. Les ambiances développées
par les mélodies sont prenantes, voire hypnotiques mais
ne délaissent pas pour autant l'aspect agressif et enflammé.
Bien évidemment, une fois n'est pas coutume, le splendide
violoncelle de Live Julianne vient se greffer régulièrement à tout ça
pour un rendu étrangement cohérant et agréable.
Et pour nous assurer que subtilité peu rimer avec brutalité,
un splendide chant clair, accompagné de choeurs émouvants
font une apparition sur "Coming To An End".
La voix, coléreuse et rugueuse de Kvebek (1349, Plywood...)
donne l'impression d'être sur-mixée par moments
mais peu importe cette imperfection (peut-être volontaire)
quasi-anodine.
Tout n'est hélas pas rose car le combo donne tout de
même l'impression de tourner un peu en rond dans son
propre domaine. On aurait aimé que les membres du groupe
aillent jusqu'au bout de leur démarche en proposant
plus de dissemblances entre les huit titres de l'album qui,
ici, se ressemblent un peu tous.
La production, elle, sans être transcendante, est parfaitement
adaptée au style et rend l'oeuvre un peu plus attachante.
Alors certes, ce nouvel opus n'attirera peut-être pas
tous les mâles virils en manque de corpse paint et de
spike rouillé mais au moins, il a le mérite d'aller
voir plus loin en offrant quelque chose sortant de l'ordinaire
tout en gardant les bases du genre. Encore un bon point pour
Pantheon I qui, en plus de marquer son identité au fer
rouge redonne un peu de fraîcheur à la scène
qui, parfois, se mord la queue. (7,5/10)
DrakeiN
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