C’est la 2ème édition
du United Forces of Rock qui nous est proposé en
ce premier dimanche d'Octobre, toujours organisé par
Frontiers Records, Escape Music et AOR Heaven. Comme l'an
passé, l'organisation fut irréprochable mais
un gros bémol va ternir ce beau festival, eu égard à l'affiche
proposée : le son beaucoup trop fort qui a perturbé nos
oreilles du début à la fin, hélas
!
LOVECHILD
Ce
jeune groupe allemand a la lourde tâche
d'ouvrir et malheureusement un jeu trop académique,
une batterie trop en avant et particulièrement agaçante,
sans oublier un son trop brut, vont nous déplaire
par ses mélodies trop stéréotypées
et un hard rock très brouillon. Ce n'est qu'un essai
non transformé et avec ce chant limite typiquement
germanique dans le mauvais sens du terme, on ne pouvait
s'emballer. Laissons-leur une chance de s'améliorer
et de persévérer avec la sortie de leur futur
premier album !
BLOODBOUND
Ce
jeune groupe suédois est arrivé dans
le monde des métalleux cette année avec un
1er album intitulé Nosferatu qui fut salué par
les adeptes de ce style. Leur métal mélodique
englué dans une bouillie sonore ne nous a pas convaincu,
d'autant plus que la voix et les instruments sont trop
forts au niveau du son. Malgré les efforts du chanteur
qui donnera du rythme à son show et toujours plus
d'ampleur à sa voix, elle restera trop aigue et
trop en avant pour stimuler notre enthousiasme. Quand on
pense que le bassiste du groupe n'est autre que Fredrik
Bergh, le talentueux compositeur et musicien du groupe
Street Talk, qui a sorti des albums mélodiques de
haute volée, on reste sans voix !
GARY BARDEN

© Photo
Eric Ouaknin
Enfin
du mélodique, oserai-je écrire, car
après les 2 premiers groupes sans saveur et franchement
insipides, nous étions en droit d'attendre un peu
de rock et de feeling ! Le sieur BARDEN s'est employé à redorer
le blason de ce UFOR2, par un côté plus rock,
plus enlevé et son show fut nettement plus brillant
que ces prédécesseurs. Sa voix claire, posée,
son charisme évident, le son un peu moins brut et
plus accessible à nos oreilles, des mélodies
reconnaissables, de la couleur et enfin un peu d'AOR, tout
cela a contribué à lancer ce UFOR2 sur de
meilleurs rails, même si les basses toujours un peu
trop envahissantes ont modulé notre ardeur et notre
enthousiasme. GARY BARDEN s'est bien lâché et
sa prestation honorable nous a bien réconforté,
nous en avions besoin. L'ex chanteur de Praying Mantis,
qui poursuit sa carrière en solo (tout en ayant
largement contribué à Silver) a chanté 4
des titres de son dernier album "Agony & The Xtasy" comme
le titre "Let me down", mélodique à souhait
et très apprécié. So long Gary !!!
Play
list Gary Barden : Hot
daze – Can't stop dreaming – Let
me down – No more reasons – Cry for
the nations – Attack of the mad – On
and on – Armed and ready
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KIP WINGER

© Photo
Eric Ouaknin C'est
en acoustique que le maître va assurer à mort
et qui plus est, seul sur scène pendant près
d'une heure, devant un parterre ravi. Sa voix d'or se marie
très bien avec ses compositions rythmées,
toutes en finesse, racées et sa naturelle dextérité ressort à chaque
accord de guitare, instrument qu'il manie à la perfection.
C'est à ce moment-là que l'on réalise
l'étendue du pouvoir de séduction du chanteur,
quand il nous délivre ses riffs excellents, soutenus
par une voix à nulle autre pareille. Le festival
est véritablement lancé par l'Américain,
soucieux de se donner à fond et de contenter un
public très attentif et participatif. Le show du
maître est tout bonnement énorme avec un punch,
une vitalité extraordinaire, le monsieur en a sous
la pédale ! Il nous gratifie des énormes
titres que sont "Seventeen", "Madalaine" ou "Headed
for a heartbreak" du fameux album de 1988 intitulé Winger
et autres "Cross", "Free" (déjà sorti
en 1988) de "Songs from the ocean floor" album
de 2001.
Play
list Kip Winger : Cross - Who's the
one – Steam – Free - Headed for a heartbreak
- Rainbow in the rose - Blind revolution mad – Daniel
- Easy come easy go – Madalaine - Down incognito – Seventeen
- Miles away
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DANNY VAUGHN

© Photo
Eric Ouaknin
L'arrivée du chanteur mythique de Tyketto est saluée
comme il se doit. Et le chanteur va nous montrer tout au
long de sa prestation, une présence, une adéquation
AOR à son style impeccable et plein de puissance.
La voix chaude, gorgée d'émotions va ravir
les fans présents en nombre, par ses compositions
pleines d'énergie et de qualité. DANNY VAUGHN
va se démener de façon très performante
et donne la pleine mesure de ce hard rock mélodique
très prisé aujourd'hui en Allemagne, précisons-le
! Sa voix toujours à la hauteur, rarement prise
en défaut, a le don de vous faire frémir
et le public complètement acquis à sa cause
va bien le lui rendre par un soutien sans faille. Certes
les compositions mélodiques un peu linéaires
de ses albums peuvent paraître un peu molles (titres
de "From the inside" notamment) mais toujours à l'aise,
Danny va emmener le public au délire avec le fameux
must de Tyketto le titre incontournable et époustouflant "Forever
young" repris par tous : le classique des classiques
fait toujours fureur !!!
MAD MAX

© Photo
Eric Ouaknin
Emmené par Michael Voss, le groupe allemand, adulé ici,
commence son show de façon énergique et avec
passion, mais très vite une ballade (étonnant,
non ?) vient bercer nos oreilles, toujours sensibles et
malgré le son beaucoup trop fort, MAD MAX introduit
là un peu de douceur et de sensibilité à ce
hard rock bien germanique, mélodique, bien huilé certes
mais pas très original. Il faut toujours montrer
l'exemple et MAD MAX gardera le cap de ce hard rock brut
sans fioritures jusqu'au bout, mais avec le bémol
suivant : les interventions de Michael Voss entre les titres
sont vraiment agaçantes pour ce hard rock avant
tout stéréotypé qui ne nous inspire
pas de longs développements. Une 2ème ballade
viendra ensuite mettre encore un peu de calme dans ce déluge
de riffs et de puissance inutiles. Beaucoup d'efforts de
la part de ce groupe pour convaincre mais pas de réelle
flamme ni de titre imposant. La voix de Michael Voss est
difficilement supportable et finit par lasser à la
longue. Qu'importe, ici à Ludwigsburg, le groupe
est soutenu par son public, c'est bien là l'essentiel
!!!
HOUSE OF LORDS

© Photo
Eric Ouaknin
Un
des moments forts de ce UFOR2 fut la performance de HOUSE
OF LORDS revenu cette année sur le devant
de la scène mélodique avec "World upside
down", leur nouvel album qui marque un retour aux
sources, les leurs, les seules, les vraies !!! La grosse
présence au micro de James Christian qui donne un
ton résolument rock à ce set époustouflant
de punch et de vigueur est une des clés de ce moment
exceptionnel. Sa voix rauque colle à merveille à cette
musique vive, endiablée constitués de titres
entraînants dont 4 sont issus de leur 1er album ("Pleasure
Palace", "I Wanna Be Loved", "Edge
Of Your Life" sans oublier l'énorme "Love
don't lie", interprété de main de maître
avec un aplomb extraordinaire, quels frissons!) et 3 du
2ème opus "Sahara" ("Chains of love", "Can't
find my way home" et "Sahara"). Les seigneurs
du rock mélodique sont bel et bien là avec
un James Christian qui ne perd pas de temps lui en palabres
inutiles, il chante et le fait si bien que la salle tout
entière est remplie d'aise. A 100 à l'heure,
le groupe fait tout de même une pause quand James
prend la guitare pour exécuter "Can't find
my way home", au feeling palpable et qui fera fureur.
Les titres du dernier album sont tout aussi remarquables
comme "These are the times", "Rock Bottom" ou "I'm
free" et montrent bien que le groupe a de la ressource
et continue sa route mélodique de façon constructive.
Hélas le set beaucoup trop court nous laissera sur
notre faim car même les rappels prévus furent écourtés.
Mais HOUSE OF LORDS a fortement marqué de son empreinte
cette deuxième édition du UFOR !!!
Play
list House Of Lords : Sahara – Talkin
bout love – Love don't lie – Chains of love – Rock
bottom – Edge of your life – All the way to heaven – I
wanna be loved – These are the times – Can't
find my way home – I'm free – Pleasure palace – Encores
: Inside you - Gone
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PRETTY MAIDS

© Photo
Eric Ouaknin
Le
groupe danois est LA déception de ce UFOR2 car
après une retard conséquent au démarrage
et un début plus que laborieux avec un problème
de synchronisation du son, nous semble-t-il, Ronnie Atkins
se lance pour un show complètement raté à notre
goût : son toujours mauvais car trop poussé,
voix limite et titres peu éloquents, avec notamment
un "Love games" complètement massacré.
C'est du rentre-dedans pur et simple, les musiciens ne
rendant qu'une pâle copie de ce qui a fait leur force
dans le passé. Manque de rythme, de mélodies,
Ronnie Atkins qui s'égosille en vain et qui cause
trop, bref avec les nouveaux titres du futur nouvel album,
on ne peut pas dire que PRETTY MAIDS nous a convaincu ce
soir ! Rien de bien reluisant et mêmes les fameux "Future
world" et "Red, hot and heavy" ne sont que
le pâle reflet de leur lustre d'antan. Le seul point
positif est la longueur du set : 3/4 d'heure, amplement
suffisant pour nos oreilles fatiguées !!!
FAIR WARNING

© Photo
Eric Ouaknin
Et
alors là, l'événement tant attendu
par nous tous, le show de FAIR WARNING, qui mit 1 h avant
de monter sur scène (encore des problèmes
de son !) mais qui nous montra par son énergie et
son allant un professionnalisme éloquent. Tommy
Heart lâché dans l'arène, plus rien
ne l'arrêta et nous eûmes droit à 16
titres dont 5 du 1er album éponyme, le must du hard
rock mélodique allemand, 3 de Rainmaker, 3 de Go
! , 2 de Four, les 2 autres étant "Children
eyes" et "Still I believe". L'impression
que l'on retire de ce set est la grande qualité musicale
notamment due aux solos excellents je dirai même époustouflants
du sieur Helge Engelke, qui nous plonge là au cœur
même des albums de FAIR WARNIING, avec une acuité sonore
cette fois exceptionnelle. Certes Tommy Heart le chanteur à la
voix caractéristique, superbe au demeurant, ne faiblira
pas et invitera le reste du public à participer à ces
titres hyper mélodiques, que nous avons en tête
depuis plus d'une décennie maintenant. Le bonheur
complet, je vous dis, d'entendre enfin en live ces "Save
me", "Burning heart" ou autre "Don't
give up", tous des merveilles de ce hard rock mélodique
authentique, façonné par nos chers musiciens.
Un seul bémol : un seul titre du dernier album "Brother's
keeper" le superbe "Generation Jedi", mais
un espoir celui de les revoir sur scène avec une
autre set list plus axée sur ce dernier album, qui
sait ? !
Play
list Fair Warning : Angels of heaven
- Save me - Generation Jedi - Out on the run
- Longing for love - Take me up - Long gone -
The love song - Children eyes - I fight - Still
I believe - Don't give up - Burning heart - Get
a little closer - When love fails - Encore :
Man on the moon
|
Un
dernier mot pour conclure : si l'an passé nous étions
tout frémissants et conquis d'avance par une liste
de groupes éloquents, cette année, malgré la
présence de FAIR WARNING , de HOUSE OF LORDS, de
KIP WINGER, de DANNY VAUGHN pour ne citer que les plus
marquants, le festival n'a pas eu l'ampleur et la logistique
voulus. Le son trop fort et trop brouillon a perturbé les
shows et il faut espérer que ce problème
ne se renouvellera pas l'an prochain. Merci à nos
amis allemands organisateurs de ce superbe festival, unique
en son genre, ne l'oublions pas !!! |