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C’est
un nouveau festival qui a pris son envol en ce dernier week-end
d’Octobre 2005, en Allemagne, dans la petite ville
de Ludwigsburg, et pour une première, ce fut un excellent
rendez-vous du rock mélodique mondial, organisé
par Frontiers Records, Escape Music et AOR Heaven. Inutile
de vous préciser que l’organisation fut aussi
à la hauteur de l’événement :
rigoureuse, réussie et amicale. Un vrai bonheur pour
les fans et les amoureux de notre musique préférée,
un événement déjà unique en
2005 et qui va, espérons-le, susciter d’autres
merveilleuses soirées et d’autres succès
!
OLIVER HARTMANN

© Photo Eric Ouaknin
La
première surprise fut le set trop court hélas,
de Oliver HARTMANN, dont la prestation a été
rajoutée peu après l’annonce du festival.
Auteur d’un album solo fort convaincant "Out
in the cold", l’ex-chanteur de AT VANCE, a décidé
de se consacrer à sa carrière solo et d’orienter
son chant et son jeu de guitare vers les contrées
mélodiques, si chères à son enfance.
Il nous gratifia d’un rock percutant, vif et très
enthousiaste avec les titres issus de son album sorti en
début d’année. Une excellente mise en
bouche et une éclate totale sur ces compositions
purement rock et très attrayantes, avec en plus un
allant très fort. Merci Oliver et à très
bientôt !
Play
list Oliver Hartmann : Alive again –
Out in the cold – Brazen – The same again
– What if I – How long – Who do
you think that you are – Listen to your heart |
BLANC
FACES

© Photo Eric Ouaknin
Pour
une surprise, ce fut une surprise ! Car BLANC FACES, groupe
des 2 frères LA BLANC, a sorti son 1er album en début
d'été et les voir déjà sur scène
est en soi un petit événement. Ce fut donc
avec une grande joie, visible dans le jeu et le chant que
BLANC FACES nous délecta de 7 titres (dont 6 issus
de ce fameux nouvel album) : rock, percutants, mélodiques
à souhait avec une envie manifeste de se faire plaisir
et de nous faire plaisir. Un petit moment de bonheur grâce
à ces compositions virevoltantes, au son légèrement
plus fort que sur disque, mais avec une telle énergie,
une telle présence scénique et un talent vraiment
visible, que ce fut un pur délice d'entendre en live
ces morceaux exaltants, FM et si proches de ce que nous
aimons ! So long Robbie and Brian, see you soon again !!!
| Play
list Blanc Faces : Here's to you – We'll
make the best of it – Staying power – Turn
this world around – Edge of the world –
We will Rise – Reprise de Grand Funk Railroad |
CASANOVA

© Photo Eric Ouaknin
Il
y avait bien longtemps que l’emblématique groupe
allemand n’avait pas fait parler de lui. Ses premiers
albums datent de la fin des 80’s et CASANOVA est revenu
en 2004 avec "All beauty must die", salué
par la presse allemande notamment. Michaël Voss, le
leader du groupe à toujours la patate comme on dit,
et avec ses musiciens, il a bien enflammé la salle
du Rockfabrik, toute émoustillée et acquise
à sa cause. Car le hard rock mélodique très
rentre dedans et très germanique de CASANOVA donne
toujours une irrésistible envie de bouger surtout
que l’entame fut exécutée avec brio
sur des titres du 1er album de 1989, je veux parler de “Don’t
talk about love” et “Hollywood angels”
et plus tard “Burning love“. Puis quelques titres
du dernier album ont suivi comme “Not over you“,
“On my love“ avec aussi des titres de One night
stand comme “One of these days“, “The
doctor is in“ et “Dead man's hand“ Ce
set hélas trop court a laissé une excellente
impression et donné, j’espère, à
CASANOVA l’envie et l’énergie de continuer
une carrière déjà bien remplie. Le
public a salué Michaël Voss et ses musiciens,
les a soutenu et nul ne doute que ce soutien sera toujours
indéfectible !
Play
list Casanova : Intro guns - Don't talk about
love – Hollywood angels – Not over you
– One of these days – Burning love –
The doctor is in – Ride the wings of freedom
– Dead man's hand – On my love |
JADED
HEART

©
Photo Eric Ouaknin
On
arrive là à un moment crucial du festival,
parce que JADED HEART a sorti Helluva Time depuis peu et
que l’éviction de Michaël Bormann a laissé
les fans un peu décontenancés. Qu’allait
donner sur scène le nouveau chanteur Johan Fahlberg
qui, sur album, on aime ou on n’aime pas, a tout de
même démontré des qualités certaines
? Le constat fut hélas moins brillant que prévu.
Si les musiciens ont joué leur carte à fond
et instrumentalement parlant, ont effectué un set
honnête (malgré un répertoire exécuté
de façon un peu brouillonne), Johan Fahlberg n’a
pas recueilli tous les suffrages, même si le public
acquis à leur cause, a manifesté un enthousiasme
légèrement démesuré. En effet,
si JADED HEART aurait dû se contenter de proposer
des titres de son dernier opus (afin d’éviter
toute comparaison avec Michaël Bormann), Johan Fahlberg
en a plus que rajouter, par ses gesticulations, ses gestes
désordonnés, son incapacité à
rester en place (faire de la barre fixe sur scène
n’est pas à mon avis le must d’un jeu
de scène élaboré). On a l’impression
d’un petit malaise naissant, à l’entendre
et à le voir ainsi, car même la voix ne fut
pas vraiment à la hauteur et les titres anciens comme
“Inside out” ou “Live and let die”
ou les plus récents comme “Anymore” furent
partiellement massacrés et ont manqué particulièrement
de feeling. Il est sûr que pour les fans, il fallait
tout de même jouer ces titres mais j’estime
que ce fut une faute de goût ! Mais à voir
le public si enthousiaste et si joyeux pour ce groupe, il
ne nous reste plus qu’à leur souhaiter de meilleures
prestations et d’améliorer leur jeu de scène
et aussi le chant, cela va sans dire !
Play
list Jaded Heart : Tomorrow comes - Somewhere
– Live and let die – Inside out –
Dreams you'll never see – The journey will never
end – Paid my dues – Where do we go –
Anymore – Feels like home |
LEGS
DIAMOND

©
Photo Eric Ouaknin
Un
autre événement de ce festival fut bien sûr
le grand retour du groupe américain LEGS DIAMOND
qui sort justement son nouvel album "Diamonds are forever".
C’est d’ailleurs un titre adéquat car
pour avoir découvert cet opus juste avant le festival,
il est clair que ce retour est plus que gagnant : compositions
riches, structurées, variées avec une puissance
et un feeling incomparables, bref du pur hard rock tout
droit issu des 80’s. Car LEGS DIAMOND a 30 ans de
carrière et ce n’est pas fini ! Le set délivré
par Michael Prince (guitares et claviers), John Levesque
(chant), Roger Romeo (guitares), Jeff Poole (batterie) et
Adam Kury (basse) fut tout bonnement excellent ! Ayant concocté
une play list avec des morceaux anciens (“Out on bail“,
“Fugitive“, “Underworld king“ etc…)
et aussi 3 titres du nouvel album (“Good time“,
“King of speed“ et “Loneliness“),
ce cocktail détonnant a fait mouche. John a donné
le meilleur de lui-même, ce type a le rock dans le
sang, cela se sent, cela s’entend et toute la salle
a vraiment apprécié cette démonstration
de force et de rock ! Un pur moment de bonheur, même
si le son un peu fort a pu perturber le show, je vous assure
que ce groupe va encore faire parler de lui et grâce
à cette prestation, de toute beauté, on ne
peut que leur souhaiter d’aller encore plus loin.
Jetez-vous sur le dernier album, un must, déjà
!
Play
list Legs Diamond : Out on bail – Rock
Doktor – I'm for you – Fugitive –
Underworld king – Nervous – Good time
– Stage fright – King of speed –
Loneliness – Walk away - Woman |
SEVENTH
KEY

©
Photo Eric Ouaknin
On
arrive maintenant au top 3. En effet voir SEVENTH KEY en
Europe relevait il y a quelque temps du domaine du rêve
et de l’improbable. Mais la ténacité
de Frontiers Records et leur persévérance
a eu pour résultat la confection d’un DVD "Live
in Atlanta" (dont la date de sortie est prévue
pour le 7 novembre 2005) et surtout leur présence
à ce festival. Là on entre dans la cour des
grands du mélodique car voir Billy Greer, Mike Slamer,
Terry Brock à 2 m vous interpréter les fabuleux
titres de ces 2 albums de folie, a été un
moment crucial et important de ce festival. Ils ont donné
un set énorme, malheureusement un peu gâché
par le son trop fort (notamment sur les 1ères compositions)
et les titres assenés avec conviction et une évidente
joie d’être là, ont vraiment marqué
les esprits. Que ce soit "You cross the line",
"The kid could play", "Always from the heart"
ou "Only the brave" sans oublier la reprise "Dr
Love", tous ces titres ont procuré une joie
intense et si Monsieur Mike Slamer a livré une véritable
démonstration en collaboration avec les autres musiciens,
ce qui a montré l’étendue des possibilités
du groupe, il est indéniable qu’avec de tels
groupes, le rock mélodique continuera de vivre et
de poursuivre sa route car avec de telles personnalités
comme guides, on peut être vraiment rassurés
!
Play
list Seventh Key : The sun will rise –
An ocean away – Only the brave - Always from
the heart – You cross the line – Sin city
– Winds of war – Dr Love (Steelhouse Lane)
– The kid could play – Cold hearted woman |
WETTON
/ DOWNES

©
Photo Eric Ouaknin
Un
autre monument du rock mélodique au passé
florissant, à la voix d’or, secondé
par son ami de toujours Geoffrey DOWNES aux claviers, vint
alors sur scène nous donner la chair de poule. John
WETTON a démontré une fois de plus, s’il
en était besoin, que les années n’altèrent
en rien sa fougue et sa voix toujours superbe. Il a assuré
et rassuré tout le monde en interprétant des
titres d’ASIA (“Only time will tell“,
“Don’t cry“, “Go“, “Smile
has left your eyes“ notamment), de ses projets solos
(“Voice of America“) et du dernier en date Icon,
sorti en collaboration avec G. Downes, avec “Let me
go“, “Meet me at midnight“. Epaulés
par un guitariste très au point, les 2 artistes ont
interprété 10 titres et ce temps passé
avec eux a été tout simplement si chaleureux,
si fort en émotion, comme le dit si bien le titre
qui clôtura le set ("Heat of the moment"),
que des larmes de joie ont véritablement coulé
après ce monumental épisode mélodique.
Ces moments resteront je crois gravés dans la mémoire
des fans présents. Encore merci Messieurs pour ce
que vous avez fait, et ce que vous ferez, nous serons toujours
là pour vous applaudir et vous soutenir !
Play
list Wetton/Downes : Let me go – Only
time will tell – Go – Meet me at midnight
– Smile has left your eyes – I lay down
– Voice of America – Don't cry –
Open your eyes – Sole survivor – Heat
of the moment |
PRIDE
OF LIONS

©
Photo Eric Ouaknin
Quand
Jim Peterik a découvert Toby Hitchcock, il a instantanément
vu en ce jeune chanteur (et surtout entendu) un potentiel,
une conviction et un talent incroyable. Il a alors décidé
de monter le projet PRIDE OF LIONS qui depuis 2 ans a sorti
2 albums extraordinaires. En cette année 2005, nous
avons eu la chance de les applaudir le 9 août dernier
à Lokeren pour le Lokerse Festen et le rendez-vous
était déjà pris pour ce 30 Octobre
afin de les retrouver. Si vous avez lu dans ces colonnes
le live report de Lokeren, inutile d’insister, vous
comprendrez alors notre impatience à les revoir sur
une scène plus petite, histoire de changer, et d’entendre
à nouveau ces titres si alléchants, si mélodiques
où se détachent si bien chaque instrument.
La voix de Toby fit des ravages le tout orchestré,
j’allais dire magnifié par le maître
du clavier et de la guitare, Monsieur Jim Peterik, qui poussa
aussi sa voix pour accompagner le jeune et très prometteur
chanteur de PRIDE OF LIONS. 15 titres de folie pour 1 h
40 de bonheur continu, sans temps mort, sans blabla, que
du rock survitaminé, enjôleur, vivant, brillant
et terriblement efficace. Non content de nous interpréter
les titres de feu des albums de PRIDE OF LIONS ("It’s
criminal", "Gone", "Unbreakable",
"Sound of home"), Jim Peterik nous a fait aussi
l’offrande de "Vehicle", titre énorme
de Ides of March, le classique des classiques, avec un solo
à vous couper le souffle. Une véritable claque,
ce titre ! ! ! Certes le son un peu fort a peut-être
gêné les auditeurs mais dans l’ensemble
ce fut grandiose ! ! ! Des titres de Survivor sont venus
s’ajouter à ce déluge de feu notamment
le splendide "Burning heart", le classique "I
can’t hold back" et bien sûr le titre de
Jim par excellence "Eye of the tiger" ! Rien à
dire : que du rock, que du bonheur brut, que de la bonne
humeur, que du plaisir et les notes de ce show énorme
résonnent encore dans ma tête. C’est
véritablement un concert de folie auquel on a eu
droit et il est important de préciser que grâce
à PRIDE OF LIONS le rock mélodique a encore
de très beaux jours devant lui ! Merci à ces
musiciens pour leur amour de cette musique si belle et si
bien interprétée !
Play
list Pride of Lions : It's criminal –
Gone – Unbreakable – Man behind the mask
– Music and me – I can't hold back –
What kind of fool – Sound of home – Vehicle
– Burning heart – Ocean – Black
ribbons – Eye of the tiger – The search
is over |
Un
dernier mot pour conclure : il existe une scène rock
mélodique, je l'ai rencontrée, en Allemagne,
à Ludwigsburg, au United Forces of Rock, dans une
salle copieusement garnie, emplie de fans inconditionnels,
prêts à revenir l'an prochain au printemps
2006. En effet les organisateurs travaillent sur le UFOR2
et cela s'annonce très alléchant !!!
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