Le
public parisien a rendez-vous avec un mythe
ce soir à l’Elysée Montmartre
! Le Michael Schenker Group vient
en effet promouvoir son dernier disque "Tales Of Rock N’ Roll",
et rappeler aux fans que le MSG reste
une référence
en matière en matière de hard rock
! La salle est une fois de plus dans sa configuration
minimale, tous rideaux fermés, et cela s’avère
bien assez pour les 500 personnes présentes.
La moyenne d’âge est assez haute, et
on a même quelques fois deux générations
de rockeurs à la fois, le père quinquagénaire
et le fils adolescent, venu apprendre…

© Jean
Baptiste APPERT

© Jean
Baptiste APPERT
C’est Nikki Puppet qui ouvre le bal avec
son hard rock énergique, mélodique
et gentillet, qui n’a pas ému les
foules avec son dernier album "A Puppet On
A String". Pourtant, les morceaux du combo
font bien meilleure impression sur scène
! La présence d’un très bon
guitariste, Christos Mamalitsidis from Greece,
est pour beaucoup dans le tout petit succès
du groupe auprès du public du soir, qui,
s’il connaît ses classiques, reste
trop fermé à ce qui pourrait rimer
avec nouveauté… Pourtant, Nikki se
démène au chant, mais manque singulièrement
de charisme… et hop je remonte mon pantalon
comme un mec, je reboutonne ma braguette discrétos
derrière le gratteux en plein solo… si-si
véridique ! La section rythmique observe
aussi une parité bienvenue, et une moyenne
d’âge de 19 ans ! Nikki Puppet a beau
ne pas limiter ses efforts, ils ne parviendront
pas à tirer du public parisien autre chose
qu’un accueil poli mais distant. Quel
dommage !

© Jean Baptiste APPERT

© Jean Baptiste APPERT
Après vingt bonne minutes d’attente,
au son de messages publicitaires estampillés
MSG invitant le public à débourser
un maximum au stand merchandising (charmant…),
le groupe débarque sur scène en toute
simplicité, et au son de "Assault Attack" qui
réveille l’Elysée Montmartre.
L’excellent "Lights Out" permet
même aux fans de donner de la voix, et au
nouveau chanteur de MSG, Jari, de montrer ses qualités
de frontman. La voix et le physique se situent
entre Timo Kotipelto et Pasi Rantanen, d’autres
finlandais… le bougre se révèle
en tout cas sympathique et très à l’aise.
Autour de lui, Rev Jones et ses tresses-hélico
est surexcité, et Peter Holmes martèle
ses fûts avec puissance mais intelligence.
Wayne Findley, aux claviers et à la guitare,
est un complément parfait à Schenker,
et un musicien très agréable à voir
jouer, qui se chargera même de quelques soli
magnifiques. Michael Schenker, lui, est impérial
dans son coin, sous sa casquette. Il distille ses
soli avec sobriété et modestie, et
n’écrase en aucun cas ses acolytes,
qui profitent largement plus de l’espace
que lui. Les titres s’enchaînent, courts
et entraînants, avec dans le désordre "Dreams
Inside" et "Dust to Dust" du dernier
opus, ou les géniaux "On And On", "Into
The Arena" ou "Too Hot To Handle".
La prestation est impeccable, et sans jamais tourner à la
démonstration barbante, MSG délivre
un set parfait. Le son, fatiguant en début
de concert avec notamment une voix surmixée,
s’améliore au fil du show, pour finalement
atteindre un niveau convenable. Les rappels sont
de toute beauté, et l’ultime "Rock
Bottom" donne l’occasion à l’Elysée
Montmartre de prouver que même les vieux
ont de la voix (mais non Franck, pas toi…).
Dommage cependant que le public soit resté trop
timide pendant ce concert sublime où il
a pourtant souvent été invité à chanter.
Sobriété et virtuosité sont
les maître mots d’une soirée
très réussie où Schenker aura
une nouvelle fois imposé sa classe et
son talent.

© Jean Baptiste APPERT

© Jean Baptiste APPERT
Set-list MSG : Assault Attack - Lights Out - Ready
to Rock - Let it Roll - Angel of Avalon - Dreams
Inside - Dust to Dust - Big Deal - Shadow Lady
- Love Trade - Life Vacation - Rock n Roll - Tell
A Story - Into the Arena - But I want more - Lost
Horizon - Too Hot to Handle - On and On - Only
You Can Rock Me - Attack of the mad Axeman - Armed
and Ready - Encores: Aracnophobia - Doctor Doctor
- Rock Bottom |