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Dans
cette salle bien garnie du Nouveau Casino,
en cette douce soirée
de mai, nous découvrons tout d’abord
le groupe français SCOTTLAND,
qui distille des titres du répertoire
d'AC/DC, période Bon Scott.
Et leur show de ce soir fut bien plus qu’intéressant, par un son superbe,
un entrain constant et un humour scénique
indéniable. Tous les titres enchaînés
sur une heure qui passa très vite nous ont
fait frémir de bout en bout : une richesse
de son, une énergie folle avec un chanteur
hyper performant, entièrement adonné à cette
musique et qui donnera assaut sur assaut à la
manière du chanteur australien mythique.
Les guitaristes très en verve et professionnels
jusqu’au bout des ongles ont fait resurgir
du passé ces titres alléchants que
sont "Whole Lotta Rosie", "Rock’n’Roll
Singer", "Down Payement Blues".
La prouesse technique du groupe est telle que l’on
chante avec eux sur ces titres à tout jamais
ancrés dans notre mémoire, et que
l’on s’y croirait vraiment. Ils ont
le don de nous donner une image plus que fidèle
des compositions australiennes archi-connues mais ô combien
efficaces. Le final est terrible avec "Let
There Be Rock" assené comme un coup
de poing et le légendaire "Highway
to Hell" qui nous enchantera par sa puissance
et la détermination du groupe fait plaisir à voir
et surtout à entendre : chapeau à SCOTTLAND pour
ce hard rock éternel ! ! !
Site
officiel de SCOTTLAND

L’entrée sur scène de l’ex-Green Dollar Colour, le bien nommé Lex KORITNI,
fondateur du groupe du même nom, est absolument
fracassante. Il porte son groupe à bout
de bras et tel une locomotive lancée à vive
allure, il entraîne ses musiciens dans plus
d’une heure de rock’n’roll, pur
et dur, complètement hallucinant même.
Ce gars-là est australien et a hérité de
son père un savoir-faire musical exceptionnel,
une attitude scénique irréprochable
(un mélange de Sebastian Bach et David Lee
Roth, rien que cela !), un sens inné du
rock, de la sueur, du bon tempo et une hargne,
mes enfants, absolument bestiale et digne d’un
futur grand, je dirais même, énorme
chanteur ! Il a comme atout la jeunesse, la puissance,
l’envie irrésistible de tout casser,
de soulever toute une foule à la gloire
du rock ! Avec des titres tirés de Green
Dollar Colour, comme "No regrets", "Dirty
letter", "Expectations", "I
wanna know" et autre "Emotional audit",
il balance grave avec sa voix hyper calibrée
rock à la manière de Jimmy Barnes,
avec qui il chanta à l’âge de
11 ans, il faut le souligner ! Son être tout
entier est complètement déchaîné sur
scène, il envoie à mort et secoue
un public aux anges. Il entraîne ses musiciens
en tout point excellents, qui donnent une leçon
de rock survitaminé, tout en rythme et en énergie.
Les reprises hallucinantes "Going to Brazil" de
Motorhead, "Breaking the law" de Judas Priest, "Night Rain" de Guns
N’ Roses et même la surprenante "Got to get you
into my life" des Beatles, rarement jouée
sur ce tempo, sont le reflet éloquent du
savoir-faire insolent, du potentiel incroyable
de ce groupe naissant. 2 nouveaux titres nous ont été assenés
avec une maestria, un élan, et nous ont
mis l’eau à la bouche, vraiment. La
nouvelle loi du rock’n‘roll c’est
bien celle de Lex KORITNI, complètement à l’aise
sur scène et appelé à un brillant
avenir. Le seul bémol lié à sa
jeunesse est qu’il prenne soin à ne
pas trop pousser sa voix, à la garder intacte
et d’y adjoindre plus de couleur et feeling
(ce qu’il fait déjà bien sûr)
afin de ne pas se brûler les ailes au feu
de ce rock flamboyant, éternel que nous
continuerons à soutenir, complètement ébahis
par une si belle performance. Merci à ce
nouveau groupe emmené par ce Lex
KORITNI,
qui symbolise la relève de ce rock que nous
aimons tant ! ! !



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