Une
semaines après
le tremblement de terre nommé Devourment,
c'est au tour d'une des légendes du death
US, Immolation, de chauffer l'Azimut 854, accompagné des
Brésiliens de Krisiun, des Suédois
de Grave et des Néo Zélandais de Dawn
Of Azazel. Malgré l'affiche de qualité,
et le fait que des groupes de cette ampleur passent
rarement par notre chère contrée lorraine,
l'affluence est basse, voire même ridicule.
Ce sont à peine cent personnes qui prennent
place dans l'Azimut ce soir. Est ce dû au fait
que ce concert ait lieu un lundi? On se souvient
pourtant de Vader, qui avait réussi à remplir
entièrement la salle bien que disposant d'un
créneau peu valorisant, en pleine semaine...
Est dû alors à une lassitude du public
nancéien qui se déplace pourtant
en masse pour les groupes locaux? Nous n'en saurons
malheureusement pas plus...
Je
suis arrivée trop tard pour voir Dawn
Of Azazel, à qui revenait l'honneur d'ouvrir
ce concert... Les Néo Zélandais laissèrent
la place à Grave, vétéran
de la scène de la scène death old
school, puisque comme l'aime à le répéter
le chanteur de la formation scandinave, cela fait
vingt ans qu'ils existent! Malheureusement, les
Suédois jouent de la malchance à cause
d'un son ignoble, saturé de basse, à la
limite de l'inaudible, ce qui oblige certains spectateurs à quitter
la salle. Dommage car les courageux ont pu assister à une
prestation de bonne qualité. Bien que
sans surprise, le death de Grave reste accrocheur.
Un
set fort sympathique.

Krisiun © Alesya Place
ensuite à Krisiun,
combo de brutal death sud américaine, qui ne fait pas dans
la dentelle. Si le groupe ne comportait que trois
membres et que la scène paraissait logiquement
assez vide, les Brésiliens ont asséné une
véritable claque au public lorrain. Alex,
le chanteur bassiste se révèle plutôt
bavard, il communique avec le public, ne cesse
de le remercier ou de faire référence
aux formations avec lesquelles il partage l'affiche.
Krisiun bénéfice d'un son de meilleur
qualité que Grave, toutes proportions gardées...
Le show commence par un titre issu du dernier opus "Assasination" plus
lent que les précédents, mais Krisiun
n'oublie pas pourtant ses anciens albums en gratifiants
les Nancéiens de quelques morceaux issus
de "Conquerors of Armageddon" entre autres,
dont les brûlots ultra rapides trouvent un écho
immédiat parmi les spectateurs. Le set est
court – quarante cinq minutes à peine
- mais dense et brutal à souhait.
Immolation © Alesya
Immolation © Alesya
Changement de registre avec Immolation.
Sur cd, les Américains proposent un death metal à la
forte personnalité, teintés d'ambiances
glauques, mené par la voix très gutturale,
mais néanmoins compréhensible de
Ross Dolan. Et en live, leur musique prend toute
son ampleur, majestueuse au possible. La maîtrise
des Américains est évidente... La
prestation de Dolan, est impressionnante de présence.
L'homme -est ce dû à sa très
longue chevelure?- donne l'impression de monopoliser
la scène... Le groupe pioche dans sa vaste
discographie pour nous confectionner une set list
solide, qui, même si elle fait la part belle à leur
nouvel opus "Shadows In The Light" avec
notament "World Of Agony", ne délaisse
pas pour autant les incontournable à l'image
de ce "No Jesus No Beast" présent
sur "Failures for Gods" repris par un
public enthousiaste. Une heure durant, les Américains
font preuve d'un professionnalisme sans faille,
et prouvent à quel point ils méritent
leur statut de formation culte. Impossible de s'ennuyer
une seconde... L'auditoire est captivé par
Immolation et hésite entre assister religieusement à leur
show spectaculaire mené par des musiciens
aguerris ou se défouler à grand
renfort de headbang et de slam sur leur musique. Une
affiche impressionnante pour un concert de
qualité qui n'a malheureusement pas permis
de remplir l'Azimut ce soir là. Espérons
que ce manque d'affluence record n'aura pas de
conséquences sur les prochains concerts.
Les absents ont toujours tort... |