Arrivant
pile poil à l’heure devant l’entrée
de La Laiterie, l’idée me vient que
le concert n’aura pas lieu. Une quinzaine
de personnes dispersées semblent attendre
l’ouverture des portes et de la caisse mais
rien ne se passe. Finalement, n’ayant pas
assez pré-vendu de billets, le staff décide
de déplacer le show dans la petite salle.
Daath démarre les hostilités devant
une audience quasi inexistante. M’étant
spécialement déplacé pour eux,
l’inquiétude envahit mon esprit dès
le premier morceau joué. Le son est exécrable
et l’on n’entend absolument pas les braillements
du chanteur. Il faut même sacrément
se concentrer pour reconnaître la musique des
américains. Tentant vainement de bouger les
quelques fesses présentes, le groupe semble énervé,
surtout que personne dans l’assistance de semble
avoir tendu l’oreille sur l’excellent
dernier album du combo "The Hinderers".
Heureusement pour eux, les trois derniers titres
rehaussent le niveau grâce à un léger
remaniement du son bénéfique au chanteur
qui désormais se fait entendre. Seul "Subterfuge" convainc
mais à aucun moment le groupe peut se targuer
de reproduire la richesse de la musique proposée
sur album. Grande déception donc.
C’est alors que j’entre en territoire
inconnu n’ayant jamais eu l’occasion
d’écouter les groupes suivants. Despised
Icon, groupe canadien, ne m’a absolument pas
touché. Le set proposé est énergique
mais desservi encore et toujours par un son plus
que moyen. Deux chanteurs gesticulent dans tous les
sens sur scène et sont littéralement
possédés. Un des deux acolytes ne semble
n’être là que dans le seul but
de reproduire le cri du cochon égorgé et ça
devient forcément très irritant lorsque
c’est employé à tout bout de
champ. La salle, bien plus rempli que lors du show
du groupe précédent, essaye de bouger
mais ne semble pas adhérer plus que moi.
Place à Job For A Cowboy, qui lui met la barre
haute d’entrée. Le show est carré,
surprenant de maîtrise et le son bien meilleur.
Pour la première fois de la soirée,
on comprend tout ce qui se passe sur scène.
La réaction du public se fait vite sentir,
mettant le groupe totalement à son aise qui
déroule un death bien rôdé.
Malheureusement, vu l’heure tardive et travail
oblige, je n’ai pu assister au concert de Unearth.
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