[ Accueil ]
[ Chroniques ] [ Interviews ] [ Live Reports ] [ News ] [ Liens ] [ Concerts ] [ Forum ] [ Guestbook ]

 

Bienvenue sur AntithEtik WebZine.
connecté(s)



pub


HAMMERFALL + KROKUS + THE POODLES
Concert du 06 Février 2007 - Elysée Montmartre (Paris)
- par Jean-Baptiste -

L’Elysée Montmartre est en configuration moyenne ce soir, et a quasiment faut le plein pour la venue d’Hammerfall, un an après son double-headliner tour avec Stratovarius qui en avait frustré plus d’un, les suédois n’ayant pu jouer qu’une heure. On verra qu’ils auront largement de quoi se rattraper, après une mise en bouche à la hauteur.


© Jean-Baptiste APPERT

The Poodles est en effet la curiosité du soir. Les coqueluches des jeunes hardos scandinaves passent pour la première fois en France, forts d’un album à succès et d’une expérience scénique importante. Avec un look beaucoup moins efféminé que lors de ses nombreux shows donné en Suède l’année dernière (oui-oui on s’est renseigné), les "caniches" se montrent à leur aise sur la scène parisienne, et nous servent 30 minutes de hard fm très facile d’accès, qui embarque au bout de deux ou trois morceaux le public du soir. Il faut dire que des refrains aussi mélodiques, c’est trop tentant à reprendre en chœur ! "Echoes From The Past", "Metal Will Stand Tall", "Shadows", "Number One" et un nouveau morceau sont rapidement passés en revue, avant que le très accrocheur "Night Of Passion" n’annonce la couleur d’une belle soirée de musique. Des débuts prometteurs, et un bon groupe de scène, dont on attend la confirmation.


© Jean-Baptiste APPERT

Krokus entre en piste ! Les papys suisses du rock n’ roll sont de retour, une éternité après leur dernier passage par la France ! Et d’entrée nos préretraités envoient la sauce avec entre autres tubes "Hellraiser" du dernier album du même nom, ou "Easy Rocker", dans la plus pure veine hard rock. Marc Storace a l’air heureux d’être là, on croirait Bon Scott revenu parmi nous, et il exhibe à outrance son gros bidon qui dépasse largement de son t-shirt gris délavé, floqué d’un "No Balls, No Glory" d’une grande finesse. La grande classe quoi ! Un bon contact avec le public, une petite base de fanatiques ayant investi les premiers rangs, et une grosse expérience scénique rattrapent largement le manque de goût vestimentaire et une présence scénique assez pataude et lourde. Mais même pour les néophytes, comment résister à ces rythmiques typiques du genre, aux soli d’un guitariste loin d’être manchot et à ces petites perles que sont "Long Stick Goes Boom", "Fight On" ou encore le très beau "Angel Of My Dreams" issu du dernier album en date, qui prouve que Krokus sait aussi lever le pied tout en restant efficace, sans perdre son identité. Le public en redemande, et "Fight On" et "Headhunter" viennent clôturer un set sans tâche (contrairement au t-shirt de Mar… bon j’arrête), et très pro.


© Jean-Baptiste APPERT


© Jean-Baptiste APPERT


© Jean-Baptiste APPERT

Voilà, ça y est, tous les préados de Paris sont là, la fête peut commencer ! Au son de "Threshold", du nouvel album éponyme des suédois, Hammerfall investit l’Elysée Montmartre dont la scène a été largement aménagée à leur effigie, avec des remparts de pierre en haut desquels trône le gigantesque kit de Anders Johansson, et ses 10 grosses caisses, une par lettre du nom du groupe… Tant qu’on est dans le grandiloquent et le kitsch, notons la magnifique jupette en chaîne de Oskar Dronjak, lui-même tout couvert de cuir et de clous. Hammerfall reste fidèle à lui-même, et peu de changements sont à noter par rapport à l’année dernière. Les hymnes se succèdent à un rythme effréné, et les spectateurs surexcités répondent présents, ne se faisant pas prier pour reprendre en chœurs les refrains de "Templars Of Steel", "Legacy Of Kings" ou "Rider Of The Storm" qui se succèdent pour une entrée en matière tout en puissance. "Rebel Inside" n’a pas un impact terrible sur scène, et devrait rapidement sortir de la setlist, à bon escient. Après un "Bloodbound" des familles qui fait immédiatement mouche, Anders se lance dans un solo de batterie monumental, et dans un numéro de comique qui fait bien rire l’Elysée, bon public sur le coup. Toujours du dernier album, "A Legend Reborn" connaît un sort plus heureux, et redynamise tout ça, avec notamment un Joachim Cans très en voix malgré sa récente opération de la gorge, et un Stefan Elmgrem en pleine forme. Quelques effets pyrotechniques viennent ponctuer le concert, Oskar allume l’extrémité de sa guitare et joue au cracheur de feu pendant son solo, Anders en fait de même avec ses cymbales… et on remet le métier sur l’ouvrage pour "Renegade", "Let The Hammer Fall" qui donne l’occasion à la salle de manifester sa parfaite connaissance de ces paroles très compliquées, et "Hammerfall" pour un retour aux sources. Les rappels sont très intenses, mais Joachim n’en peut plus, c’est criant (hihi). Ainsi, c’est le public qui reprendra la majorité de "Glory To The Brave", avant que "Heeding The Call" et le terrible "Hearts On Fire" ne mettent un terme à près de deux heures de show à pleine vitesse.


© Jean-Baptiste APPERT

© Jean-Baptiste APPERT

Hammerfall méritait bien sa tournée en tête d’affiche, et a parfaitement tenu son rang ce soir, dans un style particulier qui lui va finalement très bien, et contente amplement un jeune public tout acquis à leur cause.


 


 

©Copyrights @ AntithEtik September 2003