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Premier
concert attendu de l'année à l'Elysée
Montmartre dans le domaine du métal mélodique,
les fans venus nombreux ont assisté en ce mercredi
glacial à un show mitigé. Car on peut rester
sur sa faim après plus de 3 heures de musique forte,
débridée et somme toute un peu décevante.
EDENBRIDGE
ouvre le bal avec une basse bien en avant, peu de claviers
et une chanteuse un poil en dehors du tempo. Mais la belle
Sabine Edelsbacher dans un set trop court
a réussi à se faire entendre et à distiller
ces titres pas vraiment rôdés pour la scène.
On est un peu surpris de la qualité moyenne du set
car ce groupe a les moyens de faire rêver sur cd mais
en concert ce n'est pas encore la même chanson !!!
La voix est trop poussée et même légèrement
fausse sur le morceau final "Starlight Rêverie"
ce qui est assez agaçant et après 30 minutes
de ce set moyen, on peut légitimement espérer
que ce groupe saura s'améliorer sur scène
eu égard à son potentiel, notamment guitaristique,
puisque Lanvall est le compositeur et la force pensante
de ce groupe attachant.
MANTICORA
arrive ensuite avec des intentions plus que louables : pêche
d'enfer, un chanteur très affûté et
qui met le feu, bref la salle est bien chauffée,
riffs de plomb, énergie, une tuerie complète
!!! Certes ils ne font pas dans la dentelle mais leur force
et leur enthousiasme font plaisir et l'on se surprend à
apprécier cette ambiance de feu et de métal
certes pas très originale mais efficace, en première
partie. Le chanteur produit de plus une excellente prestation,
pour ce groupe jeune et plein d'allant. Nul doute que le
potentiel de ces danois est bien réel !!!
Nous
étions tous là pour ANGRA pourquoi le nier, et l'entrée
en scène des brésiliens par ces intro ("Deus Le Volt") et
outro ("Gate XIII") de "Temple of shadows" fut réellement
superbe. Lights excellents, musique enflammée, son d'enfer
au niveau des instruments entament ce show qui se voulait
être flamboyant et inoubliable. Mais hélas, la voix d'Edu
est faible comparée aux riffs éclatants des guitaristes
Kiko et Rafaël, à la rythmique trop forte,
aux mélodies trop estompées et trop brouillonnes, cachées
par ce fond sonore, qui nous parvient en vagues répétées
et assourdissantes. De nombreux titres du dernier album
viennent nous éclater à la figure ("Waiting silence", "No
pain for the dead", où Sabine rejoint Edu
pour un duo très apprécié, "Angels of demons", bien en rythme).
D'autres titres plus renommés viennent enrichir ce répertoire
et s'ils sont hyper connus et très forts ("Acid rain", "Nothing
to say" et l'immense "Angels cry"), ils n'ont pas l'impact
attendu et la prestation d'ANGRA manque singulièrement
de finesse. Pourquoi diable est-ce fort, si incroyablement
noyé dans un magna de décibels dont on ne sort pas ? Certes
Edu fait de son mieux, il ne parviendra pas à sortir
de cette folie métallique qui cheville aux corps nos musiciens.
On avait eu droit en 2002 à un concert de bien meilleure
facture et de bien meilleure sonorité. Les titres qui se
sont succédés sont difficilement appréciés car ils sont
martelés et assenés avec trop de vigueur et de puissance.
Il semble après coup que l'on a assisté à un concert instrumental
tellement la présence scénique et sonore des 2 guitaristes
Kiko et Rafaël a tout emporté sur son passage.
Certes nous avons eu droit à de sacrés riffs, à des intros
percutantes comme sur "Carolina IV" ou acoustiques sur "Rebirth"
mais on a eu du mal à sentir Edu vraiment à l'aise,
tant je le répète, la sonorité du show a été élevée et a
tout absorbé. Au final une déception bien présente, malgré
2 heures de musique réputée porteuse de fortes sensations
! ! !
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