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OPETH + AMPLIFIER
Concert du 05 décembre 2006 - Elysée Montmartre, Paris
- par AleKcs -

Belle affiche à l’Elysée Montmartre le 5 décembre dernier: Opeth et Amplifier, deux groupes aux styles très différents mais partageant un sens de l’expérimentation et qui ont très certainement des influences communes datant des années ’70.


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Pile à l’heure dans un Elysée déjà assez bien rempli, le power-trio post-rock Amplifier débarque et enchaîne ses compositions très puissantes sans faire trop de blah blah. Certes, qui dit puissant ne dit pas forcément métal, mais c’est justement là que réside tout le charme d’Amplifier et c’est cette spécificité qui permet au groupe de se faire accepter par un public majoritairement venu voir Opeth. Après tout, Opeth étant un groupe qui sait varier les plaisirs, il n’est pas surprenant que ses fans soient ouverts. Des fans iront même jusqu’à applaudir assez longuement (pour une première partie du moins) le show proposé par Amplifier. Des titres comme "Glory Electricity" et "O Fortuna" passent très bien l’épreuve de la scène et, malgré un son parfois brouillon, le trio, accompagné de bidouillages électroniques en tous genres, réussi son court (à peine une demi-heure) concert.


OPETH

Et Opeth? Que pensez-vous? Existe-il des mauvais concerts d’Opeth? Peut-être certains soirs la musique des cinq suédois est un peu trop alcoolisée (et encore, cela reste à vérifier) mais ce soir, comme il y a exactement un an à la Locomotive, tout est "carré de chez carré", comme on dit. Qu’il s’agisse de ses cris death ou de son clair, de ses impressionnantes parties de guitares ou même de son humour, Mikael Åkerfeldt est toujours aussi monumental. Portant un t-shirt Amplifier, le leader d’Opeth au comportement très détaché a été l’homme de la soirée, même si ses collègues, plus statiques, n’ont pas chômé, loin de là.
Le six-cordiste Peter Lindgren s’affirme de plus en plus et la basse de Martin Mendez n’a jamais été aussi généreuse. A la batterie, le très concentré Martin Axenrot fait toujours un travail irréprochable et parvient à faire oublier Martin Lopez sans difficulté. (D’autant plus que ce dernier ne tournait plus avec Opeth bien avant de quitter le navire définitivement.) Reste Per Wiberg, un peu trop isolé derrière ses claviers, mais également difficile à entendre. Ceci dit, le chef-d’oeuvre "Windopane" ne serait rien sans ses nappes de synthé et, chose à ne pas sous-estimer, le chant du claviériste complémente très bien celui de Mikael.


OPETH

Quant à la set-list, elle a été assez équilibrée, avec des morceaux aussi anciens que "The Night and the Silent Water" (dix ans déjà!) ou "When" ainsi que des classiques datant de la décennie actuelle, de "Blackwater Park" à "The Grand Conjuration" en passant par l’inévitable "Deliverance", joué en ultime rappel. Un quart d’heure après la fin de ce concert un tantinet trop court, tous les apprenti-batteurs de la salle continuaient à taper le légendaire rythme de double grosse syncopé de ce dernier titre. Ce qui montre bien que la musique d’Opeth, ou plutôt que sa magie (noire, bien sûr), ont réellement de quoi rendre fou.


 

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