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Cet
album laisse perplexe. En effet, que ce soit en termes d’énergie
pure ou de réel feeling, il n’apporte que très
peu de choses et pourtant, il est globalement agréable à écouter.
Plus concrètement, "Live - Never in a Million
Years" est ce qu’on pourrait appeler un disque "douillet", à passer
par exemple lorsqu’on veut digérer un bon repas
de Noël près du feu de cheminée.
Icon, c’est les deux principaux compositeurs de l’Asia de la grande époque (à supposer qu’il y
en ait eu une !) de nouveau réunis. On retrouve donc
John Wetton à la basse et au chant ainsi que Geoffrey Downes aux claviers. Quand on sait que quasiment tous les tubes
d’Asia étaient signés Wetton/Downes, on
aurait presque envie de dire que "Live – Never in
a Million Years" est un disque d’Asia.
Mais Icon se veut différent: moins rock et plus intimiste
que le supergroupe des débuts. Or, Asia n’est
pas exactement ce qu’on pourrait appeler un groupe méchant.
De plus, à l’exception de "The Heat Goes
On", il nous reste sur cet album que les oeuvres les plus
calmes du duo… Ce disque n’est-il donc qu’une
collection de morceaux fades et insipides ? Non, pour ceux
qui aiment ce style de musique, ce live d’Icon est loin
d’être ennuyeux.
En effet, comment résister au charme incontestable des
plus célèbres de ces musiques ? Même quand
John Wetton (dont les problèmes avec la boisson sont
bien connus) peine sur certaines notes et même quand
Geoff Downes fait preuve de mauvais goût dans le choix
de ses sons, "Only Time Will Tell", "Never in
a Million Years" ou "Open Your Eyes" restent
des chansons terriblement accrocheuses. De plus, le travail à la
basse et occasionnellement à la guitare de John Wetton reste impeccable, même si son jeu est à des années
lumières des prouesses du passé.
En dehors des hits d’Asia, on retrouve quelques morceaux
plus (le mignon "Meet Me At Midnight") ou moins (le
poussif "Let Me Go") réussis de Icon et même
une sympathique interprétation de l’anecdotique "We
Move As One" que la paire Wetton/Downes avait écrit
pour Agnetha Fältskog, l’éminence blonde
d’Abba.
Au final, en l’espace de douze chansons et trois petits
intermèdes musicaux, "Never in a Million Years" nous
transporte dans un monde un peu superficiel certes, limite
bubble-gum même, mais rempli de bons sentiments et de
belles mélodies. Réservé aux fans les
plus complétistes d’Asia afin de patienter jusqu’à l’hypothethique
album de la reformation (line-up Wetton/Downes/Howe/Palmer,
actuellement en tournée aux Etats-Unis) en 2007. (6,5/10)
AleKcs
SORTIE
: 20-10-06 |