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DROP-O-RAMA - Three at last - (2007)
Origine : France.
Label :
WHY NOTE Records.

Enfin le voilà le tant attendu 3ème album de DROP-O-RAMA ! Car pour ceux qui suivent ce groupe depuis leur 1er effort en 2002 avec "Nothing changes", à chaque fois, la progression du groupe s'avère éloquente. Il faut savoir que nos musiciens ont travaillé ferme pour sortir "Superlove", bourré de mélodies, de références pop-rock et de sensualité, avec ce brin de rock mélodique qui vous dynamise. Qu'en allait-être de ce 3ème opus ? Eh bien, c'est un véritable album pop-rock délivré comme un coup de poing, rapide, incisif, qui avec ses 12 titres en 44 minutes va vous transporter dans une musique si particulière et ô combien revigorante. Tout y est : la force de composition désormais légendaire de nos gaillards, la virulence de leurs titres plus rentre-dedans, très rock comme l'intro sublime qu'est "Half past drunk" rythmé en diable ou le percutant "Bewildered", avec au passage un son résolument moderne, à la limite du heavy mais si bien coloré par la voix chaude et mélodique d'Olivier. Entre ces 2 titres, "Hero", véritable bijou dans un écrin de velours, à la mélodie épatante rehaussé par un clavier sublime (qui fait penser à "Rain" de "Superlove") vous restera en tête à tout jamais, promis juré ! C'est un ensemble plus varié encore que "Superlove" que nous délivre là nos lascars : riffs de guitare éclatants, batterie régulatrice bien en place, un brin de folie ce disque ! On reconnaît aisément le style de DROP-O-RAMA sur "Not that long ago" ou "Don't kill your idols" aux mélodies lancinantes et à l'énergie brute, il y a dans ces titres tous les ingrédients du groupe : rythmique impeccable, voix chaude d'Olivier qui assène son chant de façon imparable, guitares omniprésentes, bref vous succomberez déjà et nous n'en sommes qu'au 6ème titre ! Comment vous narrez la suite ? Les ballades qui tuent prennent le relais en alternance avec ces morceaux rock pêchus à souhait, comme "Electric light" toute en douceur, suave, croustillante et ô combien reposante ! Puis après des titres excellents comme "Head rolls" toujours rock (alternance oblige) et les mid-tempos que sont "Visions in black and white" et "Pink is for girls" toujours axés sur la mélodie, arrive le must du must la ballade qui tue ! En effet le titre phare de "Three at last" est sans contexte "Porcelain girl" : l'intro magique au piano tout de suite accompagné par la voix extraordinaire d'Olivier ne pourront que vous faire frémir, un titre envoutant, charmeur, où jaillit la force mélodique incontestable de DROP-O-RAMA, une vraie merveille cette "Porcelain girl", si fragile et si parfaite à la fois. Le solo de guitare prendra le relais du piano de façon phénoménale !!! A vous damner !!! Un mot sur la reprise de "Angel and devil" du 1er album est grandiose avec un final en solo de guitare résolument rock, il donne une énergie nouvelle incontestable à ce morceau déjà remarquable, du pur plaisir !!! Ce "Three at last" est un album à se procurer d'urgence par sa performance mélodique, son ton moderne et l'enthousiasme de nos musiciens est frappant d'un bout à l'autre de l'album : ils réussissent ce tour de force de vous pondre des mélodies dont vous ne pourrez plus vous passer !!! Chapeau Messieurs !!! (9/10)
Franck

1/ Half past drunk
2/ Hero
3/ Bewildered
4/ Not that long ago
5/ Electric light
6/ Don’t kill your idols
7/ Head rolls
8/ Visions in black and white
9/ Pink is for girls
10/ Porcelain girl
11/ Angel and devil (revisited)
12/ Saints

SORTIE : Actuellement dans les bacs.



Interview d’Antoine de MONTREMY et d'Olivier CAMPANA :

(Interview réalisée en Décembre 2007 par Franck)

Le titre de ce 3ème album est un peu surprenant, je dirai qu'il est un peu banal, avez-vous une explication précise ?

Antoine : Banal ? Peut-être, je ne sais pas… Ce n’est pas si important que ça, les titres d’album ? Disons que pour nous, ça sonnait approprié. C’est notre troisième album, il est le fruit de trois longues années de travail depuis la sortie de "Superlove", et nous l’avons composé et réalisé à trois (Olivier, Raphaël et moi). Au final c’est un titre qui résume bien notre état d’esprit une fois l’album terminé : ce n’est pas évident pour un groupe français de sortir un album, alors de là à en sortir trois… !

Racontez un peu l'historique en quelques mots de la conception et de la réalisation de "Three at last".

Antoine : Peu après la sortie de "Superlove" en 2004, nous nous sommes rendu compte que nous avions fait fausse route avec le label qui s’occupait de la distribution de l’album. Les concerts et la promo suivaient, mais le disque n’était disponible dans presque aucun magasin… Tous les gens qui voulaient l’acheter ne pouvaient le trouver nulle part (à part chez les disquaires amis du groupe, qui nous ont vraiment soutenu et ont réalisé quasiment toutes les ventes de l’album). Un comble...
Quand tu as travaillé aussi dur pendant deux ans sur un album, qu’en plus toutes les critiques le jugeaient vraiment abouti et accompli, ce n’est pas facile à vivre. Nous avons vite réalisé que l’album était mort-né, et nous nous attelés très rapidement à la composition de son successeur : c’était le moyen le plus épanouissant et le plus réconfortant pour redresser la tête. Encore plus que sur nos deux albums précédents, l’écriture des morceaux de "Three at Last" est un vrai travail de groupe : nous avons composé les morceaux alors que nous étions un peu éparpillés en Europe (Olivier était en Angleterre et moi au Danemark), puis nous nous sommes retrouvés pour tout finaliser. Ensuite, nous avons rencontré l’équipe de Why Note qui était très enthousiaste sur Drop-O-Rama et nous a donné la chance de pouvoir sortir ce troisième album.

C'est toujours le groupe qui produit, pourquoi ne pas avoir tenté l'aventure si je puis dire de prendre un producteur pour essayer d'élargir un peu votre approche et d'enrichir peut-être votre technique de production ?

Antoine : On a demandé à Desmond Child, mais il était un peu cher… Du coup on s’est replié sur Bob Rock, mais il n’était pas disponible…
Plus sérieusement, nous nous connaissons bien et, après deux albums, nous savons exactement où nous voulons aller, comment nous voulons faire sonner Drop-O-Rama et comment orienter nos chansons. L’apport d’un producteur est toujours intéressant, mais c’est malheureusement un poste qui coûte pas mal d’argent, et peu de groupes peuvent se permettre un tel luxe. Nous avons la chance d’être assez pointilleux et d’avoir notre propre studio, donc on s’en sort également très bien.
Afin d’apporter une vision extérieure, nous avons cette fois-ci travaillé avec Serge Begnis, un ingénieur de son de talent avec des oreilles en or, c’est grâce à lui qui nous prenons nettement notre envol par rapport à "Superlove".

La reprise de "Angel and the devil" donc revu dans "Three at last" est absolument remarquable et donne une nouvelle couleur à ce titre déjà excellent. Pensez-vous en réaliser d'autres du 1er album ?

Antoine : Question nouvelles couleurs, nous sommes sur le point de finaliser notre album acoustique, qui reprend justement des chansons de nos deux premiers albums dans des versions radicalement différentes, mais toujours rock, avec de la finesse et la mélodie. Ça devrait te plaire ! Si tout se passe bien, il devrait être disponible l’an prochain. Enfin, je dis ça… j’ai arrêté de donner des dates, car la dernière fois que nous avons discuté (au moment de la sortie de "Superlove"), je te disais que notre prochain album sortirait début 2006… nous n’avons qu’un an et demi de retard… !

La courte durée de l'album lui donne une puissance et une force telles que l'on est sous le choc avec cette alternance de titres rock et de ballades magnifiques. Cette variété des titres lui confère un impact plus important que "Superlove". Pensez-vous que cette manière de procéder est un plus et donnera à "Three at last" plus de succès et de reconnaissance pour le groupe ?

Antoine : On l’espère en tout cas ! Merci pour le compliment. C’est un peu cliché, mais "Three at Last" est vraiment la jonction entre "Nothing Changes" et "Superlove". Tout s’est fait naturellement, mais on retrouve dans nos nouvelles chansons le côté énergique et rock de notre premier album, avec le côté mélodique du second. Les albums précédents étaient plus difficiles d’accès, et un peu longs à écouter d’une seule traite : cette fois-ci, nous voulions réaliser un album instinctif et direct.

Le jeu de guitare s'est encore amélioré et donne plus de rendus à des titres pêchus comme sur les ballades. Y a-t-il eu une recherche spéciale de nouvelles sonorités, je pense notamment à ce son incroyable sur "Porcelain girl" ?

Antoine : C’est amusant, car “Porcelain Girl” est le morceau dans lequel il y a le moins de guitares… Raphaël est tout le temps attiré par les nouvelles sonorités, et il n’arrête pas de changer de configuration pour toujours trouver la sonorité de guitare optimale. Enfin… optimale pour lui, car même lorsqu’il a trouvé un son auquel tout le monde accroche, tu peux être certain qu’il recommencera à chercher autre chose dans la semaine qui suit ! Mais c’est ce qui fait Drop-O-Rama, et notre son plutôt reconnaissable et toujours très léché.

Je note un changement de line-up avec l'arrivée d'Hervé qui n'est pas un inconnu puisqu'il a tenu le micro en 2004 et qu'il officie dans "Three at last" à la basse et aux chœurs. Hervé, parle-nous de ton intégration dans le groupe, de tes sentiments sur l'album et de ta contribution ?

Antoine : Hervé fait partie de la famille Drop-O-Rama depuis 2004, lorsqu’il a remplacé Olivier au pied levé, et avec brio, quand Olivier a dû partir en Angleterre pour des obligations avec son groupe londonien. Hervé a une attitude très rock et a beaucoup apporté à Drop-O-Rama en termes de musicalité, d’image et de bon esprit ! Les concerts effectués avec lui étaient d’ailleurs pour la plupart assez mémorables. Une fois Olivier rentré, il nous a semblé tout naturel de continuer à associer Hervé à Drop-O-Rama, et désormais nous avons deux voix pour le prix d’une !

Un coup de chapeau à Olivier car ses interprétations sont toujours au point, magnifiques et empreintes de cette sensualité qu'il délivre sur tous les titres. C'est en quelque sorte l'âme de Drop-O-Rama. Olivier, as-tu changé depuis le 1er album et que penses-tu de "Three at last" toi qui as côtoyé de près les groupes anglais. Penses-tu que Drop-O-Rama a la carrure pour rivaliser avec eux ?

Olivier : Merci pour ce compliment, j’en suis très touché. "Three at Last" est à mon avis l’album le plus abouti de Drop-O-Rama. Il est riche de nos expériences personnelles des trois dernières années et notre style est devenu à la fois plus mûr et plus spontané.
Pour répondre à ta question, oui mon chant a évolué depuis le 1er album mais je crois aussi que nous nous connaissons mieux musicalement, ce qui nous permet d’avoir de meilleurs repères pour composer et enregistrer.
Pour ce qui est des groupes anglais, tout dépend desquels..! L’Angleterre a également des groupes médiocres que nous n’entendrons jamais, mais il est vrai que les techniques de travail là bas sont vraiment intéressantes et je tente toujours d’en faire profiter Drop-O-Rama du mieux que je peux.
Nous ne sommes peut être pas le meilleur groupe du monde, mais nous avons une “signature”, un son et un concept qui est reconnaissable, et c’est justement dans cette voie que travaillent les groupes anglais dont on vante souvent les mérites.

Il y a sur l'album des titres énormes comme "Half past drunk", "Hero", "Electric light", "PInk is for girls", "Porcelain girl" (une perle !), "Visions in black and white" mais on sent toujours cette marque de fabrique qui fait qu'un groupe est à l'aise et possède bien son sujet. Comment arrivez-vous à maîtriser votre son, vos mélodies, votre manière de composer et de rester ainsi toujours sur cette même force musicale sans cesse renouvelée ?

Antoine : Disons que notre ambition, avec Drop-O-Rama, a toujours été de jouer la musique que nous aimerions écouter, et nos influences très variées font le reste : Olivier est très rock, Raphaël plutôt pop et moi, entre les deux avec également un gros penchant pour le metal. Au final, cela fait un mélange assez varié et éclectique, et ce sont des chansons qui prennent toute leur dimension sur scène !
Souvent, lorsqu’on nous demande de décrire la musique de Drop-O-Rama, je réponds que nous sommes un mélange de Robbie Williams et de Metallica, avec beaucoup de Billy Idol dedans ! En tout cas, ce sont de bonnes références, non ?

Quels sont vos projets pour 2008, vous savez que l'on aimerait vous voir sur une scène parisienne ?

Antoine : Justement, faire le plus de concerts possible ! On sait que ça ne sera pas évident, car il est de plus en plus difficile pour les groupes peu connus de notre genre de trouver en France des concerts dans des conditions intéressantes, ainsi que de ramener du monde en dehors des endroits où on nous connait déjà.
Il y a un vrai déficit de média pour les groupes de hard-rock en France, et ce n’est pas évident d’aller vers un plus grand public. En tout cas, les premiers retours de l’album sont très positifs, et nous sommes impatients d’aller présenter ces morceaux en live en 2008 ! Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, jetez une oreille sur nos chansons sur www.droporama.com ou www.MySpace.com/droporama2006 et laissez nous des messages d’amour !

 


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