Je
ne suis pas certain que beaucoup de monde vous connaisse
en France, par conséquent pourrais-tu nous tracer
rapidement un historique du groupe ? Nous
sommes une bande de potes qui jouait pour le fun
aux débuts, cela remonte à 1997.
J'ai ensuite appris à enregistrer de la
musique, c'est comme ça qu'on a réalisé notre
première démo. Elle n'était
pas très connue même dans le milieu
underground, rapidement on a cherché à mettre
en boite notre vrai premier album ("Last Temptation").
Une fois fait, le label polonais Metal Mind Productions
s'est intéressé à nous. Nous
avons signé avec eux un contrat pour plusieurs
disques. Après quatre albums, on a finalement
décroché un
deal avec Roadrunner Records et voilà, on
sort notre premier disque chez eux : "Breaking
Ground".
Ceci est une version très raccourcie de
notre histoire :-) Delight c'est 10 ans d'existence, quel regard portes-tu
sur le chemin parcouru ? Et
bien, au début, comme je l'ai dis, c'était
seulement pour le fun, on ne savait pas vraiment
comment écrire
une bonne chanson. Mais on a bossé dur et
maintenant nous en sommes à faire ce que
nous voulions faire – ce que je veux dire,
c'est que maintenant c'est plus facile pour nous
de faire passer notre feeling
dans la musique. C'est la chose la plus importante.
On a également pas mal tourné en
Pologne et on a appris à gérer certains "incidents" que
les jeunes musiciens, eux, ne savant pas éviter
durant les concerts. :-) Peut-on
dire qu'il y a eu un avant et un après "Anew" symbolisé par
la sortie de votre DVD "The Last Tale of Eternity" en
2003 ?
Oui,
tout à fait. Tu es le premier à souligner
cet aspect :-) C'est comme la fin de quelque
chose et le début d'une autre chose. Néanmoins,
on peut percevoir un petit changement avec l'album "Eternity" – nous
avions alors cherché à faire un album
plus moderne, différent du style classique
de "Last
Temptation" et "The Fading Tale".
Nous y sommes finalement parvenu avec "Anew" et "Breaking
Ground". Nous étions alors à la
recherche de notre propre style… tout ceci
correspond au dix années évoquées
plus haut.
 2007
risque d'être l'année la plus importante
dans votre carrière; un contrat chez Roadrunner
Records, un album qui, si tout se passe bien en terme
de promotion, devrait faire un carton… Delight
n'a jamais été si près du succès,
de la reconnaissance… … et sous pression justement à cause
de ça. Mais c'est une chance énorme pour
nous. Nous remercions Roadrunner qui nous a permis
de rencontrer Rhys Fulber et de travailler ensemble
sur le nouvel album au Canada. Nous n'aurions jamais
pu réaliser cela auparavant. Ce nouvel album est donc très important pour
vous, en fait, comment avez-vous abordé son écriture
? Comme
je l'ai dis avant – il nous fallait essayer
d'intégrer notre propre feeling à notre
musique. Il y a bien évidemment différents
aspects techniques – comment construire les arrangements,
comment écrire les textes etc. Mais avec l'expérience,
on sait maintenant comment mettre en pratique tout
ce qu'on a appris pour écrire de bons titres
et pour y inclure nos émotions. Sur "Breaking Ground", on retrouve (sous
une nouvelle forme) cinq titres de "Anew",
expliquez moi les raisons de ce choix… Nous
avons réenregistré ces titres car
Roadrunner souhaitait les avoir sur le nouvel album.
Pour nous, c'était une bonne idée que
de développer ces morceaux pour les gens qui
n'avait jamais rien entendu de nous. "Anew" n'a
pas été réalisé par Roadrunner
mais ils ont aimé ces différents titres.
Voilà la raison. Les
guitares ont cette fois-ci été poussées
en avant, est-ce le fruit de votre collaboration avec
Rhys Fulber, vous a-t-il imposé cette direction
ou bien était-ce un choix personnel ? Le résultat
sonne carrément néo metal par moment,
qu'en penses-tu ?
Je
pense que c'est la façon dont Greg Reely
a mixé l'album. On voulait un son résolument
moderne et nous étions tous d'accord là dessus.
Mais l'accent a été mis sur le chant – nous
avons bosser très dur pour faire en sorte
que le chant sonne juste et je crois que nous y
sommes
parvenus – peut-être que c'est ce point
te donne l'impression que les guitares sont plus
en avant. :-) Mais c'est cool ! :-) Le
fait d'avoir tournée en 2005 et de vous êtes
retrouvés à l'affiche avec des groupes
tels que Korn, Lacuna Coil vous a-t-il influencé pour
la préparation de ce nouvel album et sur l'orientation à suivre
? Oui,
nous avons tourné avec eux mais nous ne
sommes jamais rentrés en contact. C'était
pendant un festival et nous ne les avons jamais croisé même
backstage. Je sais que Paula a fait une photo avec
Cristina pour Metal Hammer. Néanmoins je ne
crois pas que cela ait influencé notre façon
d'écrire.
 Vous
avez tourné un clip pour l'excellent "Divided",
sera-t-il diffusé sur les chaînes de télévision
? J'espère sincèrement que l'effort de
promotion fonctionnera correctement pour vous car Delight
n'a aucun complexe à faire par rapport aux
locomotives du genre…
Merci
! Mais cela dépend uniquement des télés
et des responsables de la promotion. On aimerait
voir notre vidéo à la TV comme chaque
groupe mais tu sais, la décision ne nous incombe
pas. J'espère que nous pourrons obtenir une
rotation TV bientôt :-)
Avez-vous
déjà eu des retours sur l'album
? Oui,
bien sûr – Ils sont différents,
tout dépend de la personne qui chronique l'album.
Dans la plupart des cas, nous récoltons des
8/10 mais il y a aussi des notes du style 5/10 mais ça
vient généralement des webzines metal
underground. Toutefois, ils pensent quand même
que notre album pourrait convenir aux gens qui aiment
ce style de musique heavy, de rock mélodique. Je
trouve que Paula a énormément progressé depuis
les débuts du groupe, travaille-t-elle le
chant ? Oui,
nous avons bossé très dur pour
que la voix de Paula puisse sonner comme celle d'une
rock star. Nous avons essayé différentes
options pour les mélodies et le chant bien sûr.
Je trouve que le résultat est excellent à présent.
Nous pensons que ce style est le meilleur pour sa voix
et sa personnalité.
 Quel
a été le rôle du batteur
Ryan Van Poederooyen (Devin Townsend Band) à vos
côtés ? Rayan
a enregistré les parties de batteries
sur l'album. Il l'a fait à la perfection,
c'est un super batteur. Vous
avez dû annuler votre tournée avec
Exilia car un des membres du groupe était malade… Prévoyez-vous
une nouvelle tournée ? A quand une date
en France ? Ça nous a vraiment déprimé cette
histoire parce qu'on a attendu presque 6 mois cette
tournée. J'espère vraiment pouvoir partir
sur les routes bientôt. Pour le moment, nous
ne savons ni quand ni avec quel groupe. Nos attendons
encore des informations pour ça. Quels
sont vos projets immédiats ? Pour
l'instant, les concerts sont la chose la plus importante,
nous avons besoin d'avoir des options
pour jouer. Donc pour le moment on essaye de décrocher
des dates pour jouer y compris dans des festivals pour
cet été.
Savez-vous
quand l'album sera enfin distribué par
Roadrunner en France ? Et
bien, cela va tout d'abord dépendre du succès
en Allemagne. C'est le premier pas. Comme
on le dit souvent ici, le dernier mot est pour vous… Gardez
l'esprit ouvert sur la musique – et pas
seulement la notre – et prenez du plaisir
! |