La dernière fois que je me suis penché sur Ajatarra, le groupe jouait un black metal hargneux. Je ne sais pas trop si j’ai raté un épisode ou quoi ou qu’est-ce, mais quelque chose a changé. La musique de nos Finlandais évolue désormais dans le dark metal mélodico-symphonique. Ainsi, "Kalmanto", dernier opus en date, marque un tournant. Les guitares ont prit de l’épaisseur, la batterie s’est calmée, les mélodies ont gagnées en clarté et le chant s’est intensifié. Est-ce que cela rend Ajatarra plus intéressant qu’avant ? Certainement pas. Même si les titres sont beaucoup plus faciles à digérer, la simplicité déconcertante des compositions est à gerber. Tout est téléphoné. L’écoute est très linéaire et aucun titre de l’album ne nous fait vibrer. Il n’y a pas un iota d’atmosphère pour rattraper le coup : on a du son, point barre. Et je ne vous détaille pas les simulacres de baises présents sur le titre "Naimalaulu" … Pitoyable, c'est le mot. La note ci-dessous est à peine au dessus du niveau d’intérêt de "Kalmanto". (2/10)
Christophe